dimanche 28 janvier 2007

Catch Impro au Vauban

Improvisée, parce que les circonstances de la vie font que mercredi soir je me suis retrouvée dans la file d’attente du Vauban. En début de semaine, le panneau lumineux au pied du pont de Recouvrance m’avait en effet donné rendez-vous ce mercredi pour une soirée « Catch Impro ».

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La soirée était programmée à 20h30, il est donc 20h15 quand je m’accroche à cette chenille stationnée devant le Vauban qui attend dans le froid, mais avec enthousiasme, d’entrer au chaud. Rapidement, l’accès au sas du Vauban qui aurait dû nous combler de soulagement apporte une inquiétude : pourra-t-on descendre au sous-sol ? Et bien oui, certains entrent, pas d’autres. Rassurez-vous, pas de sectarisme : des tickets étaient en pré-ventes, ceux qui en disposent sont donc prioritaires. Nous sommes une trentaine à espérer qu’il restera des places pour assister à cette soirée qui vaut cher au regard de l’engouement de ceux qui ont le précieux sésame et descendent dans la salle !

Finalement, la moitié quasiment des sans-tickets obtiendront aussi une place pour la soirée. Ouf, on respire et on descend. Le Vauban est transformé : des tables et des chaises partout, et, au centre, un ring. Pas de cordes pour y envoyer son adversaire. Non, ici ce sont des guirlandes de noël à grosses ampoules qui entourent la scène. En entrant, on nous a tendu un papier sur lequel on est invité à noter « un mot, une phrase » qui servira d’accroche. Tout le monde joue le jeu, et espère que son papier sortira.

Vers 21 heures, la lumière se tamise, les rythmes techno démarrent : le show va commencer. Une jeune femme monte sur le ring, nous annonce le programme : 4 catcheurs en deux équipes. Les « combattants » de ce soir sont Bébert le Berbère, Docteur Love ; et dans l’autre clan : Dandy Black et Mody The Dog. Cela va sans dire que les costumes de scène suivent les pseudos.

Le top départ de chaque set est simple : « 5, 4, 3, 2, 1, Impro !! » hurlé par un public aussi motivé que les concurrents !

A chaque round, deux catcheurs montent sur scène et obtiennent une phrase thème, piochée parmi les propositions du public. Les thèmes sont variés : Adeline propose « Moi, la philosophie et les quiches aux poireaux », Anne-Laure « la vie rêvée », ou encore « entorse céleste » de Stéphane qui nous donnera : « si le seigneur est de mauvaise foi, on est mal barré ! ». 

Ensuite, libre aux deux concurrents hors du ring de les rejoindre ou non. Un personnage est imaginé par les deux premiers ? Pas de problème : un troisième saute sur scène pour l’interpréter et entre dans la danse. L’arbitre, la jeune femme animatrice, peut, à tout moment, interrompre la situation pour en changer le lieu (« Hop, en Egypte ! »), le temps (refaire le tout en accéléré), le style (« c’est le jeu ma pauvre Lucette » à la manière du Marquis de Sade) ou la langue (une minute en suédois) ! Les acteurs sont impressionnants, ils démarrent au quart de tour et c’est l’enchaînement qui épate le plus : ils se suivent dans leur délire, mais sont capables à tout moment de partir dans une autre direction parce que l’un d’entre eux rate une syllabe. Mais sont aussi capables de faire des rimes très drôles en chansons pour « Diamants sur canapé » par exemple.

Au bout d’environ cinq minutes, un coup de sifflet stoppe la scène. L’arrêt nous permet de reprendre notre souffle : les rires étaient permanents. Changement de duel. Le thème suivant est « capharnaüm », les rires fusent autant que les phrases bientôt cultes comme « on avait dit qu’on avait chacun notre espace commun personnel ! ». Parfois, les répliques grincent : « la population n’a pas besoin de savoir, elle a besoin de suivre » ou « ce que vous avez n’est pas grave, ce qui est grave c’est que maintenant vous le savez ». Et quand la phrase d’intro pourrait être trop facile comme « arrache ta culotte, c’est moi qui pilote », l’arbitre décide de que l’interprétation sera faite en version conte pour enfants.

Pendant près de trois heures, en deux actes, une quinzaine de rounds auront eu lieu. Chacun se terminant par un vote à l’applaudimètre pour dissocier les équipes. Ce soir, ce sont Dandy Black et Mody The Dog qui remportent la partie. On sort d’une soirée comme celle là impressionné par tant de talent, on envie leur répartie et, forcément, leur sens de l’improvisation. En somme, ce sont des ricochets infinis !

La prochaine édition est le 14 février, avec pour intitulé : Love Catch, date oblige.

Plus d’infos sur www.impro.infini.fr

Posté par la folle lucide à 10:27 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Catch Impro au Vauban

Yeah yeah han han

Je tombe sur cete note via le site d'Impro Infini, dont j'avais vu un catch à Rennes avec les Têtes d'aiguilles et en guest star Dandy Black et Mody the dog, qui sont absolument géniaux. J'ai loupé le love catch mais le prochain, je m'interdis de le rater.

Très jolie note, qui donne bien le ton du théâtre d'impro ;]

Posté par Tiphaine, samedi 24 mars 2007 à 13:12
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